Quand cinq étoiles ne suffisent pas, partie 1

« – L’île qu’on voit là-bas, c’est Nusa Penida. Tu devrais y aller. Il y a un temple dans une grotte.

– Quoi, tu veux dire une Vraie grotte?! Pas genre un temple sculpté dans une paroi rocheuse…?

– Oui, oui! Une vraie de vraie grotte! »

On m’avait parlé de Nusa Penida, de son état sauvage préservé des touristes, de ses récifs et de ses falaises. Mais là, c’était le paquet quand même : un temple hindou caché à l’intérieur même d’une grotte assez grande pour accueillir tous les insulaires en cas de catastrophe. Le mystère envers ce lieu fascinant m’a convaincue d’y déplacer mon sac pour quelques jours, sans savoir que le moment le plus marquant de mon aventure de six mois m’y attendait. Et non, ce ne fut même pas dans cette grotte… Je vous garde le meilleur pour la fin.

Nusa Penida fait partie d’un trio d’îles situées entre celles de Bali et de Lombok, en Indonésie. Moins développée que ses sœurs Lembongan et Ceningan, Penida a conservé son authenticité ; les touristes étant beaucoup moins enclins à la visiter. Ce qui fait que s’y rendre est un brin plus complexe. De l’île de Bali, c’est simple. Tu prends un taxi boat et hop, tu y débarques directement. De Lembongan, où je me trouvais alors, j’avais deux options : le traversier public qui quitte à 6 h et qui est toujours bondé en plus de sentir le poisson mort parce que c’est un bateau multifonctions, mais qui coûte 60 000 roupies (6 $), ou marchander directement avec les propriétaires de petites embarcations et me faire arnaquer de 300 000 roupies (30 $). J’ai choisi la deuxième option.

 

Heureux d’empocher les 30 $ d’une touriste trop excitée de partir à la conquête d’une grotte à l’Indiana Jones pour compter ses roupies, Made, le capitaine, m’a débarquée tout sourire à la plage publique où j’ai été chaleureusement accueillie par une horde de locaux voyant en moi un signe de piasse ambulant. J’ai demandé au moins louche de la gang de me faire un lift en scooter jusqu’à mon Homestay (réservé en ligne la veille parmi un choix diversifié de… trois hébergements petit budget).

Une trentaine de minutes plus tard, j’ai été accueillie à mon Homestay « chez l’habitant » par une famille ukrainienne. J’ai compris que ce n’était pas là que je mangerais un Nasi Goreng. Je suis entrée dans ma chambre et c’est là que j’étais particulièrement contente d’avoir troqué une paire de shorts pour un filet dans mon sac à dos.

 

 

Affamée, je suis sortie explorer les environs en quête de ce qui s’apparentait le plus à un restaurant. J’ai officiellement croisé le squad de bikers le plus show off de l’île.

 

 

J’ai failli tomber dans un trou en ne regardant pas où je marchais.

 

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Et je me suis finalement mis quelque chose dans l’estomac pour une couple de 25 cents. Moment immortalisé avec une photo sombre et une autre au cadrage qui montre semi ce que je mange. De toute façon, je me demande encore ce que c’était!

 

 

La pense bien remplie, j’ai dormi comme un ours et le lendemain j’étais prête à conquérir le monde!

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Le temple, Goa Giri Putri de son vrai nom, valait le détour. Après avoir gravi jusqu’au sommet de la colline les longs escaliers qui donnent, du même coup, une vue époustouflante sur l’horizon ; avoir enfilé les habits traditionnels de cérémonie ; et avoir reçu la bénédiction pour y entrer (moyennant quelques roupies), on accède au temple par une petite ouverture dans le roc, étroite au point d’être discriminatoire pour les moins flexibles ou obèses de ce monde.

 

 

Une fois à l’intérieur, les adjectifs m’ont manqué pour qualifier l’endroit. C’est si vaste que la claustrophobie n’a même pas le temps de s’installer. La grotte est divisée en sections dans lesquelles différentes cérémonies se déroulent au son des prières des fidèles. L’expérience transcendante de la visite de ce lieu unique vaut à elle seule le périple sur cette île éloignée du pacifique.

 

Si tu ne me crois pas, cette vidéo devrait te convaincre. Ou pas. Elle ne rend aucunement justice à l’endroit en fait. Les images sont de mauvaise qualité et l’intérieur de la grotte était si sombre qu’il était impossible que ma chinoiserie de fausse GoPro capte quoi que ce soit. Mais bon, si jamais tu as encore envie de regarder, vas-y. J’ai mis une musique quétaine en plus :

Mais… il faut croire que de visiter ce lieu digne du décor d’ « Indiana Jones et le temple maudit, tome 2 » n’était pas assez pour moi. Je me suis dit : « Tiens, tant qu’à être ici, pourquoi ne pas aller dormir dans une cabane en bambou au sommet d’un arbre en plein milieu de la jungle ? ».

 

À suivre dans le prochain article…

 

-30-

Publié par

aruelmanseau

Journaliste, voyageuse et curieuse.

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